La Tête et les Mains

20.5–4.6.2021

Anne-Laure Franchette – La Tête et les Mains

L’installation scénique La tête et les Mains présentée par Anne-Laure Franchette à TOPIC à Genève, s’agence autour d’une boîte à outil monumentale, composée d’un réceptacle rectangulaire, divisé en trois parties, surmonté d’une anse, en bois. Les boites à outils prennent des formes variées selon les latitudes et les âges, les contextes et usages. Le professionnel comme l’amateur peuvent de nos jours survenir sur votre palier munis de complexes valises dotées de divers départements permettant l’agencement ordonné de clous, vis et pinces aux tailles variées, couleurs et charmes se déployant comme un paon à l’ouverture de la boîte. La boîte exposée à TOPIC n’a pas ces atours. C’est une boîte essentielle, minimale. Ce minimalisme est à la fois une réduction significative de son idée, permettant d’entrevoir ce qui tiendrait du cœur des boîtes à outil, et une évocation directe de leur présence ancestrale sur les chantiers de la transformation du monde : le modèle fait-main utilisé pour la réalisation de cette boîte est un modèle que l’on retrouve un peu partout sur les chantiers de construction, aujourd’hui, en Suisse, parmi le vaste appareil technologique dont disposent les constructeurs. Transposée à l’échelle 3 : 1, la boîte gagne une sculpturalité ambiguë ; objet transitoire comme le chantier lui-même, éphémère moment entre le modèle de l’architecte et le bâtiment qui le recouvrira, sa mobilité et fonctionnalité première sont arrêtées le temps d’en apprécier les qualités. Derrière elle, le signe T.T, pour Travaux Temporaires, renvoie au travail que Franchette poursuit depuis 2018 sur ces espaces de devenir et de disparition que sont les chantiers de construction, étant depuis 2020 artiste en résidence sur un site de Winterthur. L’assemblage de la boîte est ainsi fait à partir de bois de coffrage, provenant de chutes récupérées sur les nombreux chantiers du quartier où se trouve l’espace d’exposition. Accrochée sur un mur, une combinaison de peinture pointe vers les corps des travailleurs, dont les amateurs pourront apprécier la référence au peintre ouvrier du monde de l’art qui se nourrit de l’expérience professionnelle de Franchette, qui travailla un temps comme assistante d’artiste dans un grand studio londonien. Un porte-clefs enfin, émergeant d’une poche, présente une bijouterie rouillée ; des chaines et pendentifs s’échappent de planches au rebut. Il s’agit là de mauvaises herbes, ramassées sur les terrains vagues des chantiers, encastrées dans de la résine qui rehausse et magnifie cette nature transitoire. L’artisan ici encore est rappelé à notre mémoire. Entre économie des savoirs, et savoirs de mains-d’œuvre,  La Tête et les Mains expose le métabolisme urbain, saisi dans la circularité qui mène de l’extraction du sol à la pensée de son architecture à venir, conviant les outillages variés qui s’entremêlent dans le façonnement du présent.

Texte : Gabriel N. Gee

www.tetigroup.org

Description des éléments constituant  l’installation La Tête et les Mains

T.T (Travaux Temporaires) Logo. Tampon de société agrandie et peint à la laque rouge. Cette société imaginaire crée par l’artiste, documente les objets et outils éphémères construits sur les chantiers, réalisant des dessins techniques et des répliques agrandies et/ou rétrécies.  Une publication est en cours de préparation avec TETI press.

Boîte à outils réalisée en bois de coffrage récupéré sur les chantiers de construction autour de Topic. Agrandissement 3 :1 d’un modèle trouvé sur un chantier à Winterthur.

Combinaison de peintre fournie par l’atelier d’un artiste Londonien à ses assistants. L’artiste y travailla quelques années comme assistante peintre et restauratrice.

Porte-clés et bijoux d’herbes rudérales récupérées autour des chantiers de construction près de Topic. Encastrés dans de la résine bio avec pigments naturels. Chaines rouillées.

Chutes de chutes de bois. Bois de coffrage récupéré sur les chantiers de construction autour de Topic et ayant servi à réaliser la boite à outils. Rangés par taille et par forme.

Anne-Laure Franchette (vit et travaille à Zurich) a étudié les beaux-arts à la Zurich University of the Arts, la scénographie à la University of the Arts London et l’histoire de l’art à l’Université Paris 10. Elle s’intéresse particulièrement à la nature urbaine et aux matériaux industriels, à la question du transitoire et de l’entre-deux.

Depuis 2018, elle fait partie du groupe de recherche interdisciplinaire TETI, qui explore les textures et les expériences de la trans-industrialité. Elle est cofondatrice et directrice artistique de VOLUMES, une organisation à but non lucratif dédiée à l’édition artistique. A Zurich, elle a également initié le Zurich Art Space Guide et le collectif BadLab.

Ses expositions récentes incluent:

Travaux Temporaires (2021), Kunstkasten Winterthur CH (solo show); Ghost Ship (2021), Kulturfolger Zurich, CH; Re-sentir tous les jours, techniques de résistance (2020/21), Mécènes du Sud, Montpellier, FR; Imagine the Past – Reflecting the Future (2020/21), Dienstgebäude, Zurich, CH; true grid irl (2020), unanimous consent, Oerlikon, CH; Oops a Daisy ! (Urban Management Remix) (2020), Dietikon Projektraum, Dietikon, CH; Les Mauvaises Herbes Résisteront (2020/21), CACN, Nîmes, FR; Modern Nature 2 (2020), La Becque, La Tour de Peilz, CH; Habitat (2020), Public Art Biennial, Morcote, CH; Retour à Rome (2019/20) Istituto Svizzero, Rome, IT.

www.annelaurefranchette.com

Ce projet, développé pendant une résidence de recherche de vingt jours à Genève, est une co-production entre TOPIC, Picto, et Utopiana. Avec le soutien de la fplce, la Loterie Romande et le FCAC, Fonds cantonal d’art contemporain, Genève.

Photographies par Sandra Pointet

Publié le
Catégorisé comme Non classé

But I DISAPPEAR

19–30.4.2021

Pensée et conçue dans une ère de distanciation sociale, But I DISAPPEAR est une exposition performative en constante (dé)construction. Conçue par une communauté d’artistes minorisé·e·s rendu·e·s anxieux·e·s par une vie artistique oscillant entre une hyper-visiblisation et une tokenisation rendant transparent·e·s, But I DISAPPEAR déploie des strates de mots, de signes et d’images en jouant des malentendus conscients et inconscients, de bonnes et de mauvaises fois qui surgissent suivant la position que l’on a face au privilège. Une réponse à une invitation à respecter une deadline impossible. A créer dans des conditions hésitantes, l’exposition-performance teste ce qui peut être attendu d’elle en tant que création dans un espace alternatif. Elle prend l’apparence d’un vernissage « en non-présence des artistes », elle joue des normes qui incluent, excluent et répartissent les formes et les styles suivant le passing et le masking des auteurices.

Ouverture: mardi 27 avril 2021.
Happening: dimanche 2 mai 2021, 18h.
Una creazione di MMC.™ (Milano-Basel)

Avec le soutien de la Fondation Nestlé pour l’Art et la Loterie Romande

Publié le
Catégorisé comme Non classé

Hamlet: Due to circumstance

18.3–18.4.2021

With Paula Almiron, Eliane Bertschi, Luca Büchler, Asia Dellanoce Naar, Selini Demetriou, Darius Dolatyari-Dolatdoust, Nina Emge, Lara Ferrari, Cathrin Jarema, Dijan Kahrimanovic, Johanna Kotlaris, Laura Lulika & Hang Linton, Carolina Mendonça, Sveta Mordovskaya, Barbara Signer, Ilona Stutz, Lauryn Youden

Hamlet is a non-profit exhibition program and research endeavour and was founded by Andrea Abegg Serrano, Cathrin Jarema and Clifford E. Bruckmann in Oerlikon, Zurich. Hamlet was founded in 2018 and started its exhibition program in 2019. It is run by co-founders Cathrin Jarema and Clifford E. Bruckmann as well as Danai Rossalidis and Antonia Truninger. Hamlet initiates, hosts and facilitates projects also with changing collaborators and accomplices. In addition, Hamlet‘s self-understanding involves research efforts, especially – but not exclusively – in regards to the urban surrounding of the space itself. Hamlet‘s focus lies on issues and varying notions of transformation, generational gaps and conflicts, as well as the distribution of property, power and information. Different methods are employed and experimented with in order to support the development and dissemination of knowledge: on one hand, Hamlet uses established formal approaches and tropes and on the other hand attempts to offer a surrounding allowing discourse, experimentation and disruption. Hamlet is also dedicated to offering less established artist‘s positions early individual presentations in a proto-institutional setting as well as group shows and alternative forms of artistic presentation.

Due to circumstance is a project that was first developed for the online realm.
In this project 18 artists were invited to contribute a work that can be seen as a kind of ritual, score or new habit in order to perform care during these unusual times. On a virtual you could find all the contributions as well as a library of reference material, that was collected by the artists; which was then published starting on the winter solstice on the 21st of December 2020, with everyday showing another piece of work.

For TOPIC in Geneva Hamlet takes this online project and re-thinks it for a real space. In a time when everyone is trying to translate their work into online versions Hamlet wants to go the other way and take this project from the virtual world into the TOPIC space in Geneva. Indeed, it is part of Hamlet‘s mission to keep the space and the work developing within as accessible as possible by removing barriers and directly addressing a wide audience actively.

All photographs by Sandra Pointet With the support of fplce and Loterie Romande

Publié le
Catégorisé comme Non classé

DON’T LET ME DOWN: Santa Corona

18.2–14.3.2021

DON’T LET ME DOWN: Santa Corona

Avec des contributions de Donatella Bernardi, Ludovic Gabriel, Cécile Genetti / JadisToday, Antoine Maret, Angela Marzullo, Claudie Natale, Enrico Natale

Visible depuis la rue et sur rendez-vous: hyperlocal@topic.to

Claudie Natale, à la vue des nombreux masques de protection pour lutter contre le Covid-19 abandonnés par mégarde dans l’espace public, cite l’une des oeuvres musicales les plus populaires du 20e siècle : « Don’t let me down » (1969). Très visible depuis la rue, le titre de la chanson des Beatles est réalisé en lettres autocollantes orange fluo par Ludovic Gabriel et collé à même la paroi vitrée de l’espace de l’exposition, interpellant ainsi tout.e piéton.e. Les murs de l’espace TOPIC sont entièrement peints en vert par Antoine Maret : créant un vif contraste avec l’écriture orange, l’écrin coloré ainsi obtenu est destiné à accueillir et mettre en valeur le tableau « Santa Corona » (2020) de Cécile Genetti / JadisToday. Cette œuvre fait partie de l’archive d’histoire participative Corona-Memory.ch initiée par le Walter Benjamin Kolleg et infoclio.ch à Berne. Au sol, trois coussins « Mondes parlés / Spoken Worlds, rivolta femminile, K7 » (2017) par Angela Marzullo évoquent un groupe de travail radicale féministe dédié à l’auto-conscience. Prendre conscience de son histoire, l’écrire, la commenter, en produire des pièces, tous formats confondus, nous fait du bien, et c’est l’une des fonctions de cette installation, commente Donatella Bernardi.

A propos d’infoclio.ch

infoclio.ch est une infrastructure nationale de recherche pour les sciences historiques en Suisse. Sa mission est de renforcer la visibilité de la recherche historique suisse sur le Web, de développer des formes de communication scientifique transversales, et d’agir comme centre de compétence pour expérimenter et accompagner les innovations liées à la numérisation dans les sciences historiques. infoclio.ch s’efforce de donner un aperçu détaillé de l’actualité des sciences historiques en Suisse, et d’être à la fois une plateforme d’information centrale et un outil de recherche pour la communauté professionnelle et les personnes intéressées. En réaction à la pandémie Covid-19, infoclio.ch co-initie Corona-Memory.ch.

A propos de Corona-Memory.ch

Corona-Memory.ch est une archive participative qui recueille des instantanés individuels sur la pandémie de Coronavirus en Suisse. Le projet vise à constituer un lieu de mémoire collective, et rendre accessible la diversité des expériences vécues dans cette urgence partagée. Il s’inscrit dans une perspective de « Rapid Response Web and Social Media Archiving ».  Corona-Memory.ch a collecté plus de 550 contributions depuis mai 2020. À moyen terme, la collection constituera un témoignage important d’une situation exceptionnelle et un objet de recherche intéressant. Les données seront conservées de manière permanente et mises à disposition, permettant ainsi aux scientifiques et au public intéressé de se confronter à cette période extraordinaire sur le long terme.

A propos de Santa Corona

L’œuvre Santa Corona a été intégrée dans l’archive le 2 novembre 2020: https://www.corona-memory.ch/s/corona-memory-fr/item/2948

Hymne à la féminité, ce tableau de 44×86 cm présente une vision kitsch-glamm de la croyance populaire remise au goût du jour. Son élaboration a demandé 6 mois de travail et comprend du collage ainsi que de la broderie de perles et de rubans, entièrement réalisé avec des matériaux de récup sur la base d’une image pieuse de sainte Therese de Lisieux, très présente dans les mayens qui constellent les Alpes italo-suisses. La minutie de ce travail n’est pas sans rappeler l’art brut avec la part de folie sous-jacente à tout mouvement répétitif, propre au confinement. 

Santa Corona fait partie de la collection « Bondieuseries » de l’artiste Cécile Genetti. Cette dernière récupère les images pieuses qui, autrefois, ornaient la plupart des mayens et habitations des alpes valaisannes. Priées pour leurs vertus apotropaïques, ces images sont aujourd’hui légion dans les magasins de secondes mains ou s’entassent dans les greniers de leurs héritiers. Touchées par leur abandon et leur perte soudaine d’intérêt, Cécile Genetti les agrémente de broderies de perles, de rubans et leur offre un nouveau faste, mêlant ainsi ses connaissances iconographiques à des techniques de broderies qui lui ont été enseignées lors d’un voyage en Amérique du sud. De nombreuses Vierge Marie, et saints thaumaturges sont habillés de costumes fleuris dans diverses coutumes latines. Pailleter des images valaisannes n’est donc pas une hérésie, mais plutôt un renouveau de pratiques à la sauce contemporaine. En modernisant la croyance populaire qui veut que la simple possession d’une image pieuse protège d’une maladie spécifique, Cécile crée une Santa Corona, jusqu’ici manquante au panthéon des saints protecteurs. Féminine, délicieusement kitsch, sa Santa Corona est un hommage à la féminité et peut-être soit considérée comme une critique de la société de consommation bling-bling actuelle, soit s’inscrire dans une tradition populaire. À chacun sa vision, à chacun sa croyance.

A propos de Cécile Genetti / JadisToday

Cécile Genetti, historienne de l’art, glane depuis plusieurs années les brocantes et vide-greniers sous le nom de JadisToday pour le compte de collectionneurs et privés passionnés d’objets anciens en tout genre.

Bien qu’attiré d’abord par l’historicité des objets, son œil se pose rapidement sur des babioles estimées sans valeurs. Au-delà de la nostalgie que certains objets chinés dégagent, c’est l’abandon, l’oubli, le désintérêt de ces derniers conçus pour être aimés, voir vénérés, qui l’émeut particulièrement. Aujourd’hui brocanteuse et artiste, Cécile collectionne donc également pour elle-même. Elle recherche aussi bien des jouets anciens, figurines défraîchies, que des sculptures représentant la Vierge Marie et des médailles de pèlerins. Au fil de ses pérégrinations, elle s’est également constituée une importante cartothèque d’images pieuses, icônes, ex-voto, cartes postales et photographies anciennes, portraits d’ancêtres oubliés qui sous ses doigts seront superposés, repeints, agrémentés de collages et broderies variées.

Les objets et images oubliés retrouvent ainsi une seconde vie à travers l’esthétisme de ses créations mais aussi une seconde histoire puisque transformés, ils intègrent la généalogie loufoque et fantasmée de l’artiste.

Avec le soutien de la fplce et de la Loterie Romande

Photographies de l’exposition: Sandra Pointet

Photographies des masques abandonnés: Claudie Natale

Publié le
Catégorisé comme Non classé

New Soma, part 2

21.1–14.2.2021

New Soma: « Desire is not a given truth but a fabricated social field that can be modified under the condition of investing the tools of metaphor and imagination, of poetry and somatic experimental. » Paul B. Preciado Une écologie nécessaire. A strategy of love and creation. An auto-fictional guidance present dialogue archive for the future. New Soma is an exploration. The quest of 2 allied physical bodies that through links and a connected  mind, intimacy, share radical romanticism of violent cuteness and resist the economic suggestion of love as a product of consumption. New Soma is about desire as a driving force, pushing to the surface and longing for connection in spite of all learned reason. What are ways that two allied bodies contribute to the communal desire to experience love?

New Soma explores the way of two allied bodies radically committing to the poetical terrorism of finding decolonized love.

About the artists:

Samiro_a B. Stöckli: lives in Bern, Switzerland and Berlin, Germany.

I/They focus on dance and politics since about 2010. I/They created Somata, a free dance practice with electronic music in 2015 for trans, inter, nonbinary people and woman. In 2020 I/they co-founded the association called Somatic Kin and opened a studio for queer_feminist dance, bodywork and movement practice also in Bern. My/Their artistic and performative work is non-academic, DIY, intuitive and flow centered, often improvised and mixed with a queer, _feminist and intersectional perspective.

Individual work: www.samirasomata.com

Somatic Kin: www.somatic-kin.com

Nelson Irsapoullé. Based in Geneva, Switzerland.

Multifaceted artist, musician, performer, activist who emerged from the underground experimental scene in Geneva, a.k.a. Fu* a.k.a Nelson Landwerh a.k.a Nelson El Exotico. Their ambition is to collect all their skills to develop and built a strong and empowerful critical discourse.

https://chatpitre13.wixsite.com/nelsonirsapoulle

New Soma, Part 2 has been made possible thanks to fplce, Loterie Romande and Fondation Nestlé pour l’Art.

Publié le
Catégorisé comme Non classé

Rub your shoulders with mine
DEARS

17.12.2020 – 17.1.2021

Rub your shoulders with mine
Rub your shoulders with mine by Nicole Bachmann is composed out of two works: one audio piece, ink on skin, as well as 3 drawings, writings (Indian ink). The audio piece ink on skin calls upon a community of bodies and voices to think and feel differently, to stretch and widen social structures and rethink the connections we already have. It investigates our relationship to the voice and bodies in that the bodies of the performers are absent but are invoked through their voices and sounds their moving bodies are making. It puts forward the idea of the body as a place of knowledge production and the voice with its sounds as a tool to create meaning outside of linear narratives. The recordings for the work were taken during rehearsals of the performance or what is.

DEARS
On 20 December 2020 at 2pm and 4pm, Nicole Bachmann, Delphine Chapuis Schmitz and Robert Steinberger present their editorial work DEARS, a print magazine for transversal writing practices at the crossroads of art, poetry and experimental writing. It brings together authors and writers from different backgrounds and constitutes a dedicated platform for texts escaping the usual genres and disciplinary boundaries. The magazine aims at connecting not only writers from the different linguistic regions of Switzerland but also from other countries in Europe and worldwide.
 
The first issue thus features texts by Nicole Bachmann, Season Butler, Crystal Z Campbell, Alessandro De Francesco, Benjamin Egger, Gilles Furtwängler, Florinda Fusco, Donna J. Haraway, Serafina Ndlovu, Rose Rand and Riikka Tauriainen.
 
The second issue will feature texts by Ann Cotten, Louise Guerra Archiv, Kayije Kagame, Tarek Lakhrissi, Leila Peacock, Heather Philipson, Ines Marita Schaerer, Legion Seven, Robert Steinberger and Barbara Sirieix.

About Nicole Bachmann
Nicole Bachmann is an artist based in London and Zurich. She works across video, text, sound and performance. She situates the body as a site of knowledge production used to explore alternative discourses within language and form. By using movement and voice, Bachmann intends on subverting languages power and political relations that she believes is attached to normative vocabulary, opening up spaces or gaps in which to “embody vocabulary” where new meaning and social spaces can be created. In becoming other-too, Bachmann wants to question the structures of social norms through her own and others bodies and voices, providing a refreshing and relevant agency. Her predominantly collaborative practice reflects this subversion, evoking a sense of togetherness and reciprocity, searching for meaning away from the prescribed set of definitions she thinks we exist in. Her works explore our connectedness on multiple levels, the myriad ways we share information and how our bodies communicate with each other, sometimes below our radar.

Please book an appointment to visit the exhibition and/or to attend the DEARS presentation by writing us an email: hyperlocal@topic.to

Publié le
Catégorisé comme Non classé

Elza Sile – Geneva SET

15.10 – 15.11.2020

Elza Sile holds a Master of Fine Arts from the ZHdK, Zurich (2019, with distinction). From 2014–2015 she resided in Norway, where she took part in in study trips to Tokyo, Kyoto, Teshima, Los Angeles and New York with The Oslo School of Architecture and Design. Taking an interest in psycho-spatial typologies, she is working on an organisational system that she calls SETS. Her current focus is to merge the ideas of the extruded image and the territorial perception of painting, and to develop it on classic, vertical surfaces. At other times she constructs human-scale installations, builds models from painting materials, writes fictional dialogues, which she calls CASES. She also translates her vocabulary onto stickers and tattoos and collaborates on CG renderings. Since 2019 she has worked at {F_x Office} together with Ilona Isabel Stutz. She has been nominated for the Shizuko Yoshikawa Award 2020.

For her installation at TOPIC in Geneva, Elza Sile finds inspiration in the landscape of the surrounding urban area and the building where TOPIC is housed, including both its volumes and materials: from the concrete to the transparent, from white walls to a ceiling made out of wood slats and a window made entirely of glass opening onto the street. Elza Sile uses her favourite material to realise a site-specific installation: industrially produced aluminium plates, SAGEX filler material for packaging, coloured paint out-of-the-tube, 3D-printed visualisations, etc. Elza Sile will realise a unique specific installation for the first exhibition project in the programme “Hyperlocal: new territories” 2020/21. The work is an initial territorial imprint, poetically formalised through the language of art.

Elza Sile was born in 1989 in Riga, Latvia. She lives and works in Zurich.

With the support of fplce, Loterie Romande and Pro Helvetia

IN PARALLEL

The day before Elza Sile’s opening at TOPIC, the UCHIGAWA (Inside) exhibition from the OPO/DPD (Œil pour Œil / Dent pour Dent) collective will open at 105, Boulevard La Cluse, Home of TMF, The Montesinos Foundation aka The Total Madness Fortress, on Wednesday 14 October. There Elza Sile will exhibit a model, displayed in a glass box inhabited by cockroaches.

Publié le
Catégorisé comme Non classé