échos de mémoire et almanachs

Irene Munoz et Alba Lage

15-30.04.16

« Juste à quelques pas de la porte, nous savions que quelque chose s’y cachait, même si nous ne pouvions pas nous imaginer ce que c’était. Un lieu sombre qui semblait avoir des années de poussière incrustées dans les livres. Je reconnais que je me perds à chaque fois que j’entre dans une librairie. Je n’arrive ni à choisir le recoin, ni le livre. Je pense que c’est dû à cette sensation de savoir que ce je n’ai pas choisi ou ce que j’ai choisi va dicter mon quotidien, comme s’il s’agissait d’un almanach . Mais le plus intéressant c’est que, là-bas, non seulement nous pouvions lire des livres mais aussi toute la poésie d’une vie. Je parle de celle du libraire. Toute une vie dédiée à la création d’un espace en accord avec ses goûts et ses désirs et qui participait avec sa plume à imprégner notre univers. Perdues dans le grand voyage de l’histoire, ce que nous ne savions pas encore c’est qu’il allait devenir notre guide. Et même si nous ne comprenions pas cette langue étrangère, pour nous, il avait déjà marqué l’histoire comme d’autres l’avaient fait auparavant. Dans cet espace, qui semblait si petit, se cachaient de grandes histoires comme dans ses almanachs sur l’Espagne. Ce n’était pas seulement une façon de faire connaître un mode de vie, mais de transmettre tout ce qu’il avait peu à peu accumulé sur une culture. Chaque année, lorsqu’il revenait à sa librairie avec de nouveaux savoirs, il se rappelait les relations qu’il avait nouées en écrivant ses livres. Entre dates, textes, poésies et photographies, il nous transmettait jour après jour, année après année, toutes sortes de coutumes, auxquelles nous participions sans même nous en rendre compte. Pour nous, ses petits almanachs sur la culture espagnole étaient dignes d’un grand poète et ses photographies dignes d’un grand artiste. Nous nous sommes enfin trouvées quand nous l’avons trouvé. »

« A tan solo unos pasos de la puerta sabíamos que algo se escondía, aunque ni mucho menos podíamos imaginar de qué se trataba. Era un lugar oscuro y parecía tener muchos años de polvo incrustado en los libros. Reconozco que me pierdo cada vez que entro en una librería, no sé qué rincón elegir ni que libro escoger. Creo que es más la duda de saber que lo que no elegí o lo que sí van a dictar mi día a día como si d’un almanaque se tratase. Pero lo más interesante de todo, es que allí no solo se podían leer libros, sino también la poesía de una vida. Y con ello me refiero al librero. Toda una vida dedicada a la creación de un espacio de acuerdo a sus gustos y deseos, y en este caso, él también participaba con su pluma de escribir para impregnar ese universo. Perdidas en el gran viaje de la historia, lo que no sabíamos era que él iba a ser nuestro guía. Y aunque no entendíamos aquella lengua extranjera, para nosotras ya dejó nom- bre como muchos otros lo habían hecho años atrás. En este espacio que tan pequeño parecía, albergaba grandes historias, al igual que en sus pequeños almanaques sobre España. No solamente era una manera de dar a conocer un modo de vida, sino tam- bién una manera diferente de transmitir todo lo que poco a poco fue guardando sobre una cultura. Cada año, cuando volvía a su librería con nuevas sabidurías, recordaba las relaciones que construyó al mismo tiempo que escribía esos libros. Entre datos, textos, poesías y fotografías nos transmitía día tras día y año tras año todo tipo de diversas costumbres de las que sin darnos cuenta éramos partícipes. Para nosotras, sus pequeños almanaques sobre la cultura española eran realmente poesías propias de un gran poeta y las fotografías de un gran artista. Por fin lo encontramos, por fin nos encontramos. »

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